
L'une des plus importantes plateformes de téléchargement vient d'être fermée par les autorités américaines.
Le FBI accuse Megaupload, pour ne pas le citer, d'héberger en connaissance de cause des produits portant atteinte aux droits d'auteur (films, séries, etc). Le FBI accuse les propriétaires de ces sites d'être des criminels et d'avoir indirectement volé 500 millions de dollars aux USA.
Aussitôt, les pirates d'Anonymous ont répliqué en mettant hors service le site du FBI, d'Universal Music et du ministère de la justice américain. Quatre responsables du site, dont le siège est à Hong Kong, ont été interpelés en Nouvelle Zélande. Dans la nuit de jeudi à vendredi, Nicolas Sarkozy s'est félicité de la fermeture de Megaupload à travers un communiqué. En même temps, les maisons de disque se réjouissent et font savoir, par communiqués de presse, qu'ils considèrent la fermeture de la plateforme comme une très bonne nouvelle.
Selon le site Akamai, les attaques de site web sont en hausse de 25% depuis hier soir. S'opposent les gens de l'industrie du disque, ceux qui considèrent que télécharger, c'est un vol, et ceux qui protestent contre la réduction de leurs libertés sur internet, et qui considèrent cette fermeture comme un début de censure.
La fermeture de Megaupload rentre dans le cadre de deux projets de loi : la loi SOPA (Stop Online Piracy Act) qui est débattue au Congrès américain et la loi PIPA (Protect Intellectual Property Act) qui est discutée au Sénat américain.
On voit mal le gouvernement américain reculer après un tel coup d'éclat. Mais on imagine aussi mal le groupe Anonymous rendre les armes, d'autant plus que leur savoir faire leur permettrait de pirater bon nombre de sites internet de grande importance, ce qui pourrait créer un mouvement de panique. La guerre virtuelle ne fait donc que commencer entre les autorités américaines et les pirates informatiques. Qui sait ce qui nous attend pour la suite...